Analyses Critiques

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FILEP2013 "Média et Panafricanisme"

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Sy Cherif (Président FILEP)- Emrakeb Assefa (TAEF Ethiopie) et Moi-même Pîiga.

 

La langue comme condition importante pour le panafricanisme!

 

Du 27 au 30 décembre 2013 s'est tenu à Ouagadougou, le Festival International de la Liberté d'Expression et de Presse, sous le thème "Média et panafricanisme".

ce festival a réuni dans la capitale Burkinabè plus d'une centaine de journalistes et de panafricanistes venu de 35 pays d'Afrique.

Cette rencontre avec les africains des autres pays africains m'a permis de comprendre un certain nombre de choses et aussi de renforcer en moi la nécessité d'aller aux Etats Unis D'Afrique surtout avec une langue africaine commune.

Je me suis rendu compte, et je le disais souvent à certains journalistes, que pour nous faire comprendre, nous étions obligés de parler des langues étrangères à notre environnement socio-culturel. Nous avons plein de choses en commun, qui font la spécificité de l'Homme Africain. Cependant, nous étions tous différents l'un  l'autre car la langue que nous utilisions pour nous représenter les choses, pour partager nos expériences communes, ne reflètaient rien de ce que nous étions.

Chaque fois qu'il fallait m'exprimer en anglais pour me faire comprendre de mon frère Ashanti du Ghana Voisin par exemple, je sentais une forme de frustration énorme. Un peuple qui parle une langue étrangère ne peut qu'être étranger à son propre environnement culturel et de ce fait à lui-même. Le panafricanisme sans une langue africaine commune n'est que vu de l'esprit.

 

Pendant le concert, les artistes engagés chantaient, expliquaient la situation nationale à tous ces journalistes africains. Mais les anglophones s'approchaient de moi pour me demander des explications. Comment peut-on se sentir proche d'un autre si on ne comprend pas sa langue? Si on ne peut percevoir dans le son de sa voix d'où fusent des mots empreints d'émotions, des expressions connues, des images familières et un environnement proche? Comment peut-on transmettre la volonté de changer les choses si le Sud-Africain se sent supérieur au Ouest-Africain ou si le Centre-Africain se sent inférieur au Nord-Africain? Et ce sentiment de supériorité ou d'infériorité n'est imputable au fait que nous méconnaissons fondamentalement les autres africains de l'Afrique. Langue et communication, voilà à notre avis l'un des grands défi à relever pour le Panafricaniste.

 

Les médias dans cette Afrique morcelée doivent briser les barrières et couvrir toute l'Afrique. Ils doivent être la voix de toutes les voix africaines et ils doivent être engagés pour le bien-être social des populations africaines.

Cette expérience des médias m'a permis de comprendre que si les africains veulent vraiment faciliter l'intégration entre peuple pour les besoins réels des peuples africains, il faut faciliter la mobilité des peuples, faciliter la communication entre eux et permettre à chaque culture de puiser dans l'univers culturel de chaque partie de l'Afrique l'élément commun pour bâtir une Afrique unie et forte.

 

La langue est un outil puissant au service du développement et du rapprochement des peuples.

Alors, chers linguistes africains aidez nous à avoir une langue africaine avec laquelle nous travaillerons pour le développement du continent.

Juste rendre Hommage à un festival qui peut servir aux rapprochements des peuples par les médias et la communication.



02/12/2013
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