Analyses Critiques

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Présidentielle 2010: l'échec des hommes politiques

 

Le propre des dictatures, c’est l’incertitude qui prévaut quand à la fin du règne du potentat. Aujourd’hui au Burkina, nous regardons les hommes politiques gesticulés et étalés aux yeux des hommes avisés, leur manque d’intelligence, leur hypocrisie et leur insolence vis-à-vis des peuples.

Le président actuel est sûr de gagner. Cela ne souffre d’aucun doute. Malheureusement, il tend vers la fin légale de son règne. Que faire ? Il faut donc revoir les règles de jeux démocratiques, car après lui, il risque d’avoir la crise, disent ses amis. On va même à dire que limiter les mandats présidentiels est antidémocratique. Donc laissons le peuple choisir ses dirigeants autant qu’il veut. Donc on veut le pouvoir à vie. Pourquoi pas l’emploi à vie ? Et actuellement, c’est le débat inutile sur la modification ou non de l’article 37 de la constitution (article qui limite le nombre de mandat à deux) au détriment d’un débat réel sur l’évolution du niveau de vie des burkinabé. Le pouvoir avec ses moyens bat déjà officieusement campagne. Rassemble autour de lui les ABC (amis de Blaise COMPAORE), les FBC (femme de Blaise COMPAORE), et pourquoi pas les EBC (enfants de Blaise Compaore), les VBC (vieillards de Blaise Compaore) etc.

L’opposition pendant ce temps tâtonne, piétine et se complait dans des querelles inutiles. Le président d’un parti et des membres ne se comprennent pas. Alors que certains membres soutiennent un autre candidat au nom du parti, le président dudit parti ne se reconnait pas dans ce soutien. Certains partis ont des soucis pour une question de logo. L’opposition cherche encore ses marques, même si certains tentent d’asseoir une certaine légitimité.

La population de toutes les façons ne semble pas émue par ce cafouillage. La population broie le noir. D’ailleurs la faible inscription des burkinabè sur la liste en dit long. Il aura fallu ouvrir une liste après la date butoir pour augmenter le nombre de personnes inscrites. Actuellement, nul ne sent l’atmosphère qui prévaut dans les situations pré-électorales. La population a besoin que ses besoins vitaux soient pris en compte afin qu’elle puisse s’affirmer et vivre dignement.

Pendant que la population broie le noir, les hommes politiques débattent sur des futilités. Et c’est cela la misère aujourd’hui dans ce pays.



04/10/2010
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