Analyses Critiques

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Joseph Tchundjang POUEMI extrait 2 sur la banque centrale

" Dire que l'épargne précède toujours et conditionne l'investissement est vrai, mais pour un individu ui, s'il épargne s'enrichit. Au niveau de la collectivité, la même épargne est un refus d'acheter, donc un appauvrissement du commerçant qui cherche à vendre. d'où le paradoxe, mais il n'est qu'apparent, nous verrons pourquoi. En attendant, signalons simplement que l'Americain n'épargne pas et que c'estprécisement pour cela que la machine économique americaine tourne. c'est la civilisation de consommation. on ne demande pas à l'americain d'épargner, les entreprises le font pour lui, elles s'autofinancent, et c'est tout le problème de concentration du capital"

"Donc la remuneration du système bancaire doit couvrir ses frais de fonctionnement et un profit raisonnable pour ses actionnaires. Rien de plus. Cette remarque est essentielle parce qu'elle doit donner une limite au profit du système bancaire, limite qu'il convient de surveiller, car sa position stratégique (elle est au centre du système) pourrait lui donner l'occasion de faire d'autant d'abus que son coût de production est pratiquement négligeable: imprimer les billets ou passer des ecritures dans les banques commerciales ne demande pas des efforts particuliers. Par contre, il coûte chèr à la société de ne pas avoir assez de monnaie, ou d'en avoir trop. la gestion monetaire est donc delicate, mais il ne serait pas légitime que le système bancaire confisque le gain associé à l'alimentation appropriée du système social en monnaie. En particulier, la notion de benefice est dangereuse, s'agissant de la Banque centrale. C'est un service public, sans doute spécial, mais service public quand même. Mais en Afrique, la banque centrale est autorisée à faire des benefices, elle est gerée comme une société anonyme, ses statuts sont inspirés par un esprit de profitabilité, ses responsables sont d'anciens agents des banques commerciales pivées, comme si on pouvait promouvoir un secretaire d'avocat au poste de président de la cour suprême. "le conseil d'administration est investi des pouvoirs les plus etendus. il definit la politique générale de la Banque. Il approuve notamment les comptes, decide de la repartition des benefices, de l'augmentation ou de la réduction du capital social." Non, il s'agit de deux types distincts, et de carrière, et de travail. On ne peut rencontrer ce genre de melange qu'en Afrique! De tous les temps, le Bénéfice tiré de l'activité de battre monnaie s'est appelé le droit de  seigneuriage, attaché au roi, à l'Etat, au pouvoir politique."

POUEMI



22/02/2012
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