Analyses Critiques

Analyses Critiques

Goût amèr

 

J’ai lu une œuvre d’une telle facilité que même un gosse de 10 ans le comprendrait. C’était sucré et cela m’épargnait de devoir faire des efforts surhumains pour le comprendre. Etre simple et accessible à tous, voilà ce qu’on qualifie de bon livre dans ma contrée. Un livre limité, enchaîné, et justifié par une règlementation qui nous fait réfléchir à nous autres. Un livre d’esclave ne peut ravir que des esclaves.

Non ! Diantre ! Un bon livre doit avoir un goût amer. Il dérange, déconcerte, énerve et donne envie de le brûler, tellement il nous demande de faire des efforts  surhumains pour le comprendre. Il y a dans un bon livre une double mission et une double épreuve par cela même. Lire, c’est aller à la rencontre de plusieurs dangers. Lire c’est se transcender et aller au-delà de soi. Celui qui n’a pas le courage de lire, de grâce qu’il ne le fasse pas. Par honnêteté et par respect pour l’écrivain.

Un bon livre commande que le lecteur accepte de relever son niveau de compréhension à travers les subtilités que l’auteur par moment glisse dans l’œuvre. Il demande d’abord un travail préliminaire de savoir lire l’œuvre, de savoir comprendre les subtilités et maintenant de pouvoir dépasser l’œuvre et par cela même, trouver en quoi cette œuvre est grande ou petite…

Lire est un art qui demande des efforts et de la patience.

Malheureusement les hommes sont devenus tellement paresseux que lire est une corvée pour eux.

Pour quoi doit-on respecter un livre ? Par ce que écrire est noble et traduit aussi la force de l’homme qui au-delà de toute passion, et de tout serrement, se cache derrière un tas de papier pour penser et décider pour sa société.

 

On n’écrit pas parce que l’on veut être écrivain, car cela serait trop vil et moins noble. Cette idée à elle seule suffit à nous donner de la nausée à nous autres.

On n’écrit pas pour plaire ou déplaire.

On écrit pas pour les hommes, mais on écrit pour élever des valeurs, pour transformer des valeurs et pour rendre meilleur les valeurs qui font de l’homme un minable. Et là, je demande au lecteur de faire la nuance entre l’homme et les valeurs qui le définissent.

Un bon livre est comme une cure pour l’écrivain et sa société


18/02/2009
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