Analyses Critiques

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....camus suite

Avant ma rencontre avec cet auteur, j'avais cette bizarre impression d'être un marginal. D'ailleurs, je suis un marginal. En fait, le réel problème problème était que je ne l'acceptais pas. J'en souffrais. J'étais incapable de croire en Dieu et je souffrais d'être qualifier d'Athée. Je rêvais beaucoup, j'aimais m'enfermer dans mon monde imaginaire et je dessinais mon avenir comme je le voulais. Et quand je disais mes ambitions, tout de suite, on me traitais de rêveur, et je supportais mal d'être consideré comme tel. J'avais à l'époque 15 ans. A 18 ans, lorsque je decouvris L'etranger de Camus, je compris une chose: L'etranger n'est pas forcement nous, nous qui sommes honnête avec nous-même, mais ceux qui sont hypocrites vis-à-vis d'eux-même. La lecture de Camus, m'a permis de prendre la mesure de ce que je suis et d'accepter mes idées, à vivre fier de mes idées et souvent accepter de souffrir de mes points de vue.

La vie, une absurdité? Naturellement. Autour de moi,  je vois un spectacle d'une telle horreur que souvent cela me donne envie de vomir. La vie est une parfaite hypocrisie qui defie le bon sens. Les hommes mentent facilement, se disent des choses, sachant chacun que ce qui est dit n'est pas honnête, mais juste un moyen d'obtenir ce qu'on veut. L'autre prend plaisir à mentir, et l'autre est heureux d'écouter ce mensonge. Rien n'est vraiment le reflet de ce que nous pouvons ressentir. Tout est masque.

Devant ce spectacle triste qui marque la decadence de l'espèce humaine, nous sommes en droit de nous interroger sur le sens de notre vie, si nous sommes obliger d'être autre que ce que nous voulons être, juste par convention, par conformisme. Tu perd un proche, fais le triste, et/ou au pire laisse couler des larmes, sinon  l'on te trouvera moins humain, insensible.

Un homme raconte des betises, tu le regardes et tu souris juste pour ne pas le decevoir. Il faut le faire pour ne pas être vu comme impoli, mal élévé. Ton père  raconte des betises, des choses qui ne sont pas dignes d'être dites, des choses que tu aurais combattu si elles venaient d'autrui…et tu refuses de le dire à ton père, de le ramener à la raison, de l'amener à comprendre et à reconsiderer ses points de vue…et hop, on est fils impoli….

la vie apparait alors une parfaite absurdité dans ces conditions. Et pour eviter de souffrir de cette souffrance, je me suis très tôt éloigné des hommes pour vivre dans un monde que je voulais honnête. D'où ma passion pour l'écriture et la lecture.



24/10/2008
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